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Les Clichés sur les hommes français Les Clichés sur les hommes français

Les Stéréotypes sur la France vus par les Femmes Russes ou Ukrainiennes

9 juillet 2018

A travers l’expérience d’Antoine Monnier directeur de l’Agence CQMI, marié avec une Ukrainienne, et celle d’Hervé Jouhet marié quant à lui à une Russe, nous allons tenter au moyen d’une chronique particulière sous la plume du second de vous présenter quelques standards et quelques conseils à l’usage d’hommes francophones qui rêveraient, espéreraient et décideraient de créer une relation maritale avec une femme russe ou ukrainienne. L’un comme l’autre ont écumé le monde slave, tant l’Ukraine, que la Russie, mais aussi d’autres pays périphériques. L’un comme l’autre sont passés par une étape de recherche amoureuse similaire, faite de rêves qui se sont réalisés… mais pas tout seuls ! L’un et l’autre sont parfaitement russophones, ont étudié en Russie la langue de Pouchkine, le premier a longuement résidé dans le pays et dans la ville mythique de Saint-Pétersbourg, en passant par la Sibérie, le second est moscovite, cœur palpitant de la Russie, après avoir connu l’Oural et le Sud du pays.

Si vous vous lancez dans la rencontre de femmes slaves dans l’idée de découvrir votre épouse, et/ou la mère de vos enfants, vous pourriez être intéressés à connaître la vision des femmes slaves de notre monde francophone. Nous devons dire en premier lieu que l’homme francophone est souvent dans l’incapacité de s’imaginer, ou d’appréhender ce que peuvent bien penser les femmes slaves de leur univers. C’est pourtant ici une zone sombre où peuvent se cacher des problèmes dantesques dans votre futur couple, vous conduisant doucement mais sûrement vers d’énormes problèmes relationnels, voire des incompréhensions qui hélas n’apparaîtront qu’une fois… que le vin aura été tiré, et il faudra comme le dit l’adage le boire. Nous évoquerons plusieurs profils de femmes ukrainiennes ou russes afin de vous éclairer sur les différentes possibilités et visions.

1- La femme russe ou ukrainienne francophone.

Plus commune dans le monde russe que dans l’ukrainien, plus nombreuses dans la génération de femmes nées avant 1985, les femmes francophones slaves auront donc une vision de notre monde plus complète. Certaines auront voyagé dans des pays francophones, d’autres auront étudié parfois pendant de longs mois, certaines auront pu passer des diplômes entre leur pays et la France, défendre des mémoires universitaires dans les deux langues. Leur vision sera surtout académique, elles posséderont une très grande culture française, avec des références classiques, dans les domaines de la littérature, du cinéma, de la musique mais qui seront parfois éculées, avec une absence de la connaissance de la France d’aujourd’hui, un français très académique et souvent une méconnaissance finalement des usages familiers, de la rue, du quotidien, une sorte d’image fixée de la France ou de l’Occident francophone vers les années 60-90. Il faudra faire attention avec ces femmes cultivées de ne pas les décevoir dans une France finalement très loin des clichés qu’elles auront connu ou appris. Ces femmes raffinées pourraient être en effet très déçues de la vérité crue du monde francophone, choquées de la crise financière sans fin qui ravage la France depuis l’ère Mitterrand. Elles pourraient aussi être étonnées, voire déçues de votre propre manque de culture franco-française, se trouver surprise que vous n’aimiez pas Joe Dassin, Patricia Kaas ou Mireille Mathieu. Beaucoup de ses femmes n’auront pas abordé des pans entiers de notre culture, l’importance de nos humoristes, de courants de pensées ou des standards et patrimoines communs véhiculés à travers la télévision, la radio, les magazines, toutes choses qu’elles n’auront pu approcher dans leur relation à la francophonie. Elles ne pourront ni comprendre l’humour de Coluche, s’étonneront encore plus de celui de la série Kameloot, des facéties des émissions de TV réalités comme Un dîner près de chez vous, J’irais dormir chez Vous, Koh-Lanta ou L’Amour est dans le Pré. D’autres ne connaîtront ni Georges Brassens, encore moins Trust, la musique underground française, la richesse de la musique franco-canadienne, avec par exemple Les Trois Accords, des phénomènes comme La Chanson du Dimanche et tant d’autres standards de succès littéraires, culturels, divertissements, musicaux voire même cinématographiques. Sous une apparence de connaissance approfondie de notre culture et langue, ces femmes pourraient de fait cacher une profonde et très grande ignorance du monde francophone, avec son lot d’électrochocs violents.

2- La femme russe ou ukrainienne non francophone ayant voyagé en France ou dans des pays francophones.

Ces femmes auront voyagé dans le monde francophone dans le cas de vacances, de quelques jours, au mieux quelques semaines, avec leur famille, des amis et plus rarement pour le travail ou dans le cadre d’une quelconque mission professionnelle. Leur connaissance de nos pays s’arrêtera souvent à une vision flash et très rétrécie de notre monde. Dans l’immense majorité des cas, ces femmes seront allées en France, plus rarement en Suisse, encore plus rarement en Belgique et encore plus rarement au Canada. Le monde francophone se réduira à quelques lieux emblématiques, en particulier Paris, la région de Nice, Monaco et Antibes, une ou deux stations des Alpes françaises ou suisses, Genève et Lausanne, Bruxelles parfois elles auront vu pendant quelques jours la Bretagne ou la Normandie, les châteaux de la Loire, une ville française de province, souvent très rarement d’ailleurs les endroits « sauvages ». Vous seriez surpris de leur méconnaissance et ignorance en termes de géographie du monde francophone, de l’impossibilité de placer sur une carte une ville ou un fleuve, mais vous-mêmes seriez-vous capables de le faire pour l’Ukraine et encore plus pour la Russie ? Elles ignoreront ce qu’est le Massif Central, n’auront jamais entendu parler du Pays Basque, encore moins de villes pourtant historiquement emblématiques comme Liège, Rennes ou Lille. Ces femmes auront une vision qui aura tournée entre un aéroport d’arrivée, un ou plusieurs hôtels, des cafés et des restaurants, quelques musées ou icônes, comme la Tour Eiffel, le Louvre etc. De fait, en fonction du temps, des rencontres, de la qualité des services hôteliers, leur vision pourra être positive comme mitigée et parfois plus rarement négative. Ces femmes auront réagi à la culture francophone en fonction du nombre de voyages à l’étranger effectués, de leurs caractères, attentes, centres d’intérêts. Certaines ne pourraient avoir rien vu de plus que quelques monuments et passé des dizaines d’heures sur une plage ensoleillée. Il sera difficile parfois de communiquer sur des points précis de notre culture et monde, dans l’idée qu’elles se seront faites du pays et dans l’illusion de « savoir » de ce qu’est le monde francophone. Qui pourrait en effet affirmer connaître des pays aussi riches en patrimoine, que la France, la Suisse et la Belgique quand plusieurs vies n’y suffiraient pas ? Ce sera à vous donc de faire découvrir les spécificités régionales si nombreuses, l’immense diversité des facettes du monde francophone et vous pourriez aussi découvrir… votre propre ignorance de ce qui se trouve près de chez vous !

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3- La femme ukrainienne ou russe non francophone ayant voyagé en Europe mais pas dans un pays francophone.

Ces femmes auront voyagé essentiellement dans des pays européens de langue allemande ou anglaise, Allemagne, Autriche, Grande-Bretagne etc., des pays voisins du leur, en particulier la Pologne, La Finlande, d’autres pays russophones comme la Biélorussie, l’Ukraine et la Russie, la Moldavie etc. Leurs expériences auront été forcément différentes dans des mondes aux cultures très éloignées de celles du monde francophone, parfois d’ailleurs hostiles à notre univers. Ces femmes auront l’avantage d’avoir voyagé, donc d’avoir une certaine ouverture d’esprit, plus ces dernières auront voyagé, plus leur ouverture d’esprit sera grande. Par rapport à d’autres femmes qui n’auront pas beaucoup arpenté de pays, elles pourront au moins ne pas se limiter à faire des comparaisons entre leurs cultures et univers et ceux qu’elles découvriraient. Mais cette faculté se limitera toutefois selon les caractères, les expériences et les générations. Certaines par ailleurs auront voyagé uniquement avec leurs parents, dans le temps de l’enfance ou de l’adolescence, d’autres seulement par le biais de courts voyages scolaires, en compagnie de groupes importants de leurs compatriotes ce qui bien évidemment instaure immédiatement de fortes barrières entre les visiteurs et le monde qu’ils parcourent.

4- La femme ukrainienne ou russe non francophone ayant voyagé dans des pays villégiatures préférés des slaves.

Tout comme les Francophones vont à l’étranger dans les mêmes pays et pour des raisons culturelles propres à leur condition justement de francophones, les Slaves ont leur destination de tourisme préférées. L’internaute citait pour les Français 10 villes et pays préférés pour les vacances, avec le Portugal, la Grèce, la Tunisie, le Canada, l’Espagne, tandis que Les Echos.fr donnait dans un top 10[1], Les Canaries, les îles grecques de la mer Égée, la Grèce, l’Espagne, le Maroc, les Baléares (Espagne), l’Italie, le Portugal, la Tunisie, la Sicile (Italie). Les Ukrainiens avec plus de facilités de voyages, mais habitants d’un des plus pauvres pays d’Europe préféreront se limiter à des destinations bons marchés, comme des voyages à bas prix, hôtel et buffet à volonté en Bulgarie et Roumanie sur la mer Noire. Comme les Russes ils aimeront les destinations plages et soleil, aux prix attractifs avec des standards de longues dates établis, en particulier dans l’ordre la Turquie, l’Égypte, la Thaïlande, les Émirats Arabes Unis, le Sri Lanka. En ce qui concerne l’Europe deux tendances par ailleurs parfois communes aux francophones se détachent celle d’aller vers la Méditerranée, Espagne, Italie, Portugal, Grèce, Crète et Chypre, parfois Malte, Rhodes, les pays des Balkans sur l’Adriatique, la France bien entendu. Mais les capitales européennes sont aussi attractives, en particulier Paris et Londres, les deux villes les plus visitées dans le monde, certains pays plus intimistes comme les pays baltes (par ailleurs où se trouvent des russophones), Riga et Vilnius[2]. Dans tous les cas, l’écroulement des valeurs monétaires de Russie et d’Ukraine compliquent les voyages à l’étranger depuis l’été 2014, et la crise du Maïdan, aussi les Russes se tournent souvent vers des destinations plus économes, encore plus pour les Ukrainiens dont le pays s’appauvrit malgré les financements internationaux, venus du FMI et d’Amérique du Nord. L’immense majorité des femmes ayant voyagé au moins une fois auront donc vu, l’Égypte et la Turquie, la Bulgarie, Londres ou Paris. Ces voyages auront duré en moyenne moins de 10 jours, et les destinations auront été choisies pour le repos, plages et bronzette, ou visites, monuments et selfies. Certaines n’auront jamais connu les standards élevés du niveau des infrastructures touristiques présentent dans des pays détenant les records d’affluences, comme la France ou la Turquie. Pour ceux qui ont vu les berges de la Bulgarie et jaugés les services offerts au client lambda, et par exemple une chambre d’hôte cossu d’un bon niveau dans une demeure ancienne en France, la comparaison pourrait vous éclairer sur la différence simple des normes acceptées et consenties. Il existera donc déjà une différence notable entre la touriste qui aura voyagé dans les standards européens occidentaux et celle qui n’aura connu que les standards slaves de base. Aussi si cette femme aura voyagé un peu comme touriste, elle n’aura finalement qu’un léger vernis et un léger avantage sur sa voisine qui elle ne sera pas sortie du monde slave.

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5- la femme russe ou ukrainienne qui n’aura jamais voyagé ou ne sera restée que dans le monde slave. 

C’est désormais plutôt rare, car depuis la chute de l’Union soviétique, les agences de voyages se sont multipliées dans le monde slave et des centaines de voyages sont proposés à des prix alignés sur leurs pouvoirs d’achats. Il est possible en effet pour les Slaves, moyennant un confort minimum et des prix ne dépassant pas les 300 ou 400 dollars américains, pour une personne, en sus de son billet d’avion ou transport, de s’offrir des vacances sur place. La Russie est en effet le plus grand pays du monde, l’Ukraine était le plus grand pays d’Europe avant la crise du Maïdan, et les facilités de voyages par des accords entre gouvernements font que beaucoup de Russes ou d’Ukrainiens sont limités ou se limitent au monde slave. Ces femmes auront donc voyagé souvent dans l’Ouest de l’Ukraine, réputée pour les vacances, ses sanatoriums de repos, ses villes anciennes, les Russes auront voyagé à Kiev ou Odessa, tous auront voulu se reposer en Crimée, dans le Caucase aux environs des stations balnéaires comme Sotchi, ou encore dans les montagnes Carpates mais ils auront pu aussi se reposer sur la Baltique, auront visité Moscou ou Saint-Pétersbourg, les villes de l’Anneau d’Or, l’Oural ou le lac Baïkal, les possibilités sont immenses et nombreuses. Ces femmes n’auront appréhendé le monde francophone que par le biais des stéréotypes en vogue et véhiculés par leurs médias, ils sont souvent très mitigés et nous devons alors aborder deux sortes de visions du monde francophone, une très négative, une très positive. Nous commencerons donc par la moins agréable à lire :

A- Il est évident que cette première catégorie de femmes slaves ne se présentera certainement jamais dans une agence matrimoniale telle que le CQMI, car elles auront avalisé les stéréotypes francophobes comme véritables. Dès lors pourquoi rencontrer des francophones ? Certaines n’auront toutefois certainement pas conscience des différences entre francophones, Belges, Suisses et Français, Québécois et beaucoup ignoreront certainement qu’il y eut un Canada français. L’image de la Suisse sera pour elle celui d’un paradis, pays de la corne d’abondance, elle ne connaîtront presque rien de la Belgique, et la France (ou le Canada via la diaspora ukrainienne) sera finalement ce qu’elles auront le plus en tête, et dont elles auront le plus souvent entendu parler. Mais laissons Hervé décrire un certain nombre de stéréotypes négatifs, qui ne seront pas à ignorer car toutes les femmes slaves en auront entendu parlé, et auront été à un degré plus ou moins important « contaminées » :

« Au niveau des stéréotypes négatifs, il en traîne beaucoup sur les Français dans le monde slave et beaucoup sont d’une grande violence et d’une parfaite et totale ignorance de notre monde. L’inverse est vrai pour beaucoup de Français vis-à-vis de la Russie et l’Ukraine. Parmi eux et parmi les premiers, le Français serait une personne sale qui ne se lave pas ou peu, il serait aussi avare, radin, parmi les hommes les plus avares d’Europe voire du monde. Le Français serait réputé pour sa couardise légendaire au combat, stéréotype par ailleurs véhiculé dans le monde anglo-saxon, allemand ou britannique. Le Français serait ce qui est appelé le French Lover, sorte de bête assoiffée de sexe et en recherche permanente de femmes à séduire. Nos mœurs générales seraient parmi les plus libres du monde, idée aggravée depuis quelques temps par le mariage pour Tous, la Gay Parade, l’accueil des Femen base principale désormais des féministes et sexistes pourtant venues d’Ukraine. Une petite suspicion d’homosexualité plane désormais sur tous les Français. Nous serions aussi les plus chauvins du monde, au sens même du ridicule, nous aurions cependant les plus belles femmes du monde, mais nos femmes auraient en moyenne les plus petits seins du monde. Nous serions atteints d’un culte malsain de la nourriture et des propos francophobes racistes nous appelant « les Grenouilles » font régulièrement surface à propos de notre peuple. Une des pires accusations est celle d’inconstance, l’homme français serait capable de changer d’avis comme de chemises, hypocrite, menteur, roublard, malhonnête, plaintif et geignard, incapable de dire la vérité en face. Enfin, la France ne serait plus qu’un pays d’émigrés brûlant nos voitures, et il y aurait de moins en moins de vrais français, pour d’autres à peine serions capables de construire quoi que ce soit et toute notre civilisation aurait été édifiée depuis des siècles par d’autres, par des peuples que nous aurions exploités. Je dois cependant dire que je n’ai jamais entendu tous ses stéréotypes dans une seule bouche… heureusement ! Mais qu’une francophobie latente et pernicieuse se répand insidieusement et lentement dans le monde slave, surtout du côté des Russes et des russophones de langue maternelle ».

B. A l’inverse, il existe une vision idéalisée des Français, de la France, de l’Europe occidentale en générale. Ce schéma peut paraître idéal mais en réalité se trouve être un dangereux piège pour les hommes francophones. Ces femmes auront une vision paradisiaque de la France, tellement loin de la réalité, et tellement politiquement marquée par une europhilie fanatique, que ceci en deviendra un réel problème. Elles n’auront en effet nullement connaissance de nos véritables problèmes, de la situation économique, des lourdeurs administratives, des énormes contraintes fiscales, du poids énorme des impositions, taxes et prélèvements. Elles s’illusionneront aussi sur le système politique, l’Union européenne, les médias, la vie économique, la démocratie, le niveau de vie. Une fois encore laissons la parole à Hervé pour nous citer certains des stéréotypes idéalisés de la France et l’Occident :

« Vis-à-vis du monde francophone, les Slaves auront conscience de différences, la Suisse sera pour eux le plus riche pays du monde, ils sauront que ce pays est plus riche que la France. Cependant, il ne sera pas rare de tomber sur de vrais fanatiques adorateurs de la France ou plutôt de l’Occident. Ce sera plus rare en Russie, mais assez répandu en Ukraine. Ces gens verront donc notre monde comme idéal, la démocratie pleine et entière, aucun oligarque, pas de corruption, des médias honnêtes et informateurs, des salaires très hauts, des vies de rêve et confortable, un niveau de services et d’infrastructures inouï, des pensions de retraite énormes, des avantages dans tous les domaines de la vie, allocations pour les naissances, etc. La démocratie sera particulièrement perçue comme le gros plus, synonyme de libertés, de bien être, de confort, mais également l’Union européenne sera parfois vu comme le système politique le plus abouti, le système rêvé, et certaines femmes bien que de manière très paradoxale mais encore une fois compréhensible par rapport à leur monde, seront admiratrices du féminisme, de la condition de la femme, des possibilités de la femme, de sa place dans la société. Ici le danger sera énorme pour ses femmes une fois qu’elles auront déménagé dans l’un de nos pays francophones de tomber d’un immeuble de 80 étages. Combien de temps leur faudra-t-il pour découvrir la réalité ? Beaucoup s’imaginent ainsi que l’homme français est le plus élégant, le plus romantique, une personne raffinée, très intelligente, un homme de savoir et de connaissances, aimant les arts, la poésie et la littérature. Certaines préféreront comparer leur condition ancienne à la nouvelle dans le monde francophone et en prendre leur parti. D’autres tombées de haut réaliseront dans la douleur l’illusion, le mensonge, la non-réalité de presque tout ce qu’elles avaient imaginé. Certaines se réfugieront dans la diaspora slave du pays d’accueil, d’autres entreront en déprime, les cas de femmes slaves déprimées et nostalgiques ne réussissant pas à s’adapter à leur nouveau pays ne sont pas rares. D’autres enfin ne supporteront pas, au point de prendre la route inverse. Je me souviens d’un cas d’un homme français de la trentaine, un Lyonnais, sa compagne russe originaire de Penza est retournée dans son pays écœurée après 14 mois de souffrances. Un autre cas que je connais, un homme français de Clermont-Ferrand qui avait épousé une Ukrainienne de Gorlovka, a lui vu sa femme s’enfuir en douce une nuit, il n’avait rien vu. Il travaillait de nuit, elle avait préparé en cachette sa fuite, un an après il ne comprenait toujours pas ce qui s’était passé. Il y a aussi de plus en plus, surtout pour la Russie, de cas de Repat, ce qui veut dire d’émigrés russes dans le monde francophone qui retournent en Russie, souvent d’ailleurs des gens nés dans le monde slave, ayant vécu 20, 25 ans en France, des enfants d’émigrés nés en France et revenant au pays de leurs parents, parfois grands-parents. Certains témoignages de ces Repats sur la France sont terribles. Citons le cas du YouTubeur Yann Avril qui dans une vidéo réalisée avec des Russes et seulement en Russe, non sous-titrée en français, qui ne se trouve pas sur son canal (puisque réalisée par un autre Youtubeur russe), et dont les non russophones ne comprendraient pas le discours, démonte littéralement la France et les Français en donnant même une réalité à certains des stéréotypes que nous avons cités. Les problèmes principaux qui se présenteront avec les adorateurs de la France et du monde occidental, c’est qu’il pourrait vite politiquement se heurter à vous, si vous faites partie des eurosceptiques soit des partis de droite ou de gauche qui le sont, soit de micros tendances diverses et variées, sans parler de la transposition à domicile de leurs propres luttes politiques (ce qui sera plus rares vu le niveau faible de politisation des Ukrainiens et encore plus des Russes), avec des incohérences totales. Ces femmes pourraient être très hostiles au mariage pour Tous et libertés sexuelles occidentales, encenser l’Union européenne mais admirer aussi Marine Le Pen pour son engagement supposé russophile. D’autres pourraient idolâtrer Emmanuel Macron ou Nicolas Sarkozy et vous les présenter comme d’extraordinaires démocrates, tout en détestant leur équivalents russes ou ukrainiens des partis ultra-libéraux. D’autres surtout Ukrainiens détesteront jusqu’à la haine les socialistes, les communistes, parti interdit en Ukraine et applaudiront les discours sociaux d’un Hamon ou d’un Mélenchon. Toutes ses incohérences s’empileront dans un joyeux capharnaüm jusqu’à ne plus vouloir rien dire et face à des cas de ce genre, la multiplication des situations parfois ubuesques est à craindre et de conflits potentiellement venimeux dans un couple. Je connais le cas d’un Français qui vivait en Ukraine, à Kiev, russophone et pro-russe qui a divorcé de son épouse originaire de Dniepropetrovsk qui elle était pro Maïdan. En quelques mois leur couple a plongé dans une guerre civile dévastatrice et a explosé. Arrivé en 2004, marié en 2008, cet homme a vendu son entreprise en Ukraine et a littéralement fuit le pays en 2015, son histoire serait longue à raconter et tient presque du roman et du thriller. Il faudra beaucoup plus de reculs et de témoignages pour comprendre les conséquences sur les couples francophones et slaves, mais en général on observe toutefois un alignement de l’homme francophone sur l’opinion de son épouse slave, ou une indifférence totale de l’un ou de l’autre aux affaires politiques, voire des deux, ce qui dans un sens est mieux pour eux ! Cependant au-delà de la politique, c’est aussi la mentalité et la culture qui peuvent s’inviter dans vos relations jusqu’à générer des problèmes infernaux dont ces couples mixtes ne sortent plus jusqu’à la séparation ».

Conclusion et conseil : 

Dans vos échanges avec une femme slave, ukrainienne ou russe, vous prendrez garde à vous assurer de l’état d’esprit des adhérentes avec qui vous entamerez des discussions et contact vis-à-vis du monde francophone. Il sera utile de mesurez ce qu’elles connaissent de votre monde, leur opinion véritable de votre pays, leurs connaissances et leur implication idéologique par rapport également à votre propre vision des choses. Ceci peut paraître tout à fait anodin, certains se lanceront directement dans une diatribe sur le fait qu’ils ne seront pas ici pour parler du système politique ou d’idéologie. Ils feront une erreur capitale. Il vaudrait mieux s’assurer à tout point de vue que dans un certain nombre de mois, voire d’années, vous ne puissiez pas entrer dans des conflits récurrents et d’interminables débats conjugaux qui auront pour centre les différences culturelles de vos civilisations respectives, ou les affres de désillusions nées d’une mauvaise compréhension et lecture du monde francophone. Fonder une famille avec une femme slave, c’est aussi voir l’avenir très loin et pour le voir, il faut parfois se pencher sur des points qui au départ vous aurons paru mineurs voire négligeables, ou même désagréables.  N’est-ce pas finalement votre avenir que vous voudriez construite ?

Hervé et l’Agence matrimoniale du CQMI

 

 

[1] https://www.lesechos.fr/industrie-services/diaporamas/DIAP1412172469_0E30ED-tourisme-le-top-10-des-destinations-preferees-des-francais-2138487.php article du 14 décembre 2017.

[2] https://www.tourism-review.fr/meilleures-destinations-pour-les-touristes-russes-news4154 , article du 2 juin 2014.

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