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La langue russe n'appartient pas à Poutine — Coup de gueule d'un francophone russophone marié à une Ukrainienne
Agence CQMI
La langue russe n'appartient pas à Poutine : arrêtez de vous tromper de cible
En bref : Non, boycotter la langue russe ne changera pas le cours de la guerre en Ukraine. Cet article d'opinion assume une position claire : la langue de Pouchkine, de Tolstoï et de Dostoïevski n'appartient ni à Poutine ni à son armée. Je suis un fervent partisan de l'Ukraine, marié à une Ukrainienne, et pourtant je refuse d'abandonner 20 ans d'apprentissage du russe pour satisfaire un faux patriotisme qui culpabilise plus qu'il ne libère. Voici pourquoi.
Vous le savez si vous me suivez sur YouTube depuis des années : je suis un fidèle partisan de l'Ukraine. Ma femme Boryslava est Ukrainienne, nous nous sommes mariés à Rivière-Rouge dans les Laurentides, et je ressens depuis le premier jour de cette agression militaire une profonde colère contre le système Poutine. Cet article n'est pas un article de défense de la Russie de Poutine — c'est tout le contraire. C'est un coup de gueule contre ceux qui, en pensant être des résistants, se trompent de cible. Cet article d'opinion n'engage que moi, mais je le revendique.
Je m'adresse aujourd'hui aux amoureux de la culture russe — et il y en a parmi vous, messieurs, qui me lisez depuis la France, la Belgique ou le Québec — qui aiment cette culture profonde et magnifique tout en rejetant la clique Poutine qui a perdu la raison en lançant cette guerre insensée sur le sol ukrainien.
Vingt ans à apprendre la langue de Pouchkine — et je n'ai pas honte
Mon intérêt pour la culture et la langue russe date de ma plus tendre enfance, quand j'ai découvert les œuvres de Fiodor Dostoïevski. Crime et Châtiment, L'Idiot, Les Frères Karamazov — ces livres m'ont retourné le cerveau à un âge où la plupart des gamins lisaient des bandes dessinées. Il y avait quelque chose dans la profondeur psychologique de Dostoïevski qui m'attirait comme un aimant. J'avais la sensation de lire un auteur qui comprenait l'âme humaine mieux que n'importe quel psychologue moderne.
Sur une période de vingt ans, j'ai entrepris l'apprentissage de la langue russe dans un seul et unique but : pouvoir lire les œuvres originales de Tolstoï, Tchekhov et Dostoïevski dans la langue dans laquelle elles ont été pensées, rêvées, écrites. Car même la meilleure traduction ne rendra jamais complètement la profondeur des réflexions d'un auteur — je l'ai compris en lisant Dostoïevski dans sa langue originale. Aujourd'hui, je suis particulièrement fier de pouvoir m'exprimer couramment dans la langue de Pouchkine. Vingt ans de travail acharné. Vingt ans de sueur, de grammaire russe et de déclinaisons infernales. Et quelqu'un voudrait que j'oublie tout ça parce qu'un dictateur a décidé d'envahir l'Ukraine ?
2014 : quand l'Ukraine parlait encore en russe
Quand je suis arrivé pour la première fois en Ukraine en 2014, lors de ma rencontre avec Boryslava, j'ai été content de constater que les Ukrainiens parlaient en russe et non pas exclusivement en ukrainien. Cela a largement facilité mon immersion dans le pays de ma femme et surtout le lancement de l'agence CQMI. Imaginez un peu la situation : je débarque en Ukraine, je parle russe couramment, et tout le monde me comprend. C'était formidable. Les discussions avec les familles, les rencontres avec nos adhérentes, les démarches administratives — tout se faisait dans cette langue que j'avais mis tant d'années à maîtriser. Comme je l'ai souvent expliqué, la langue russe était suffisante pour s'exprimer partout en Ukraine, c'est une réalité historique que personne ne peut nier.
Mais aujourd'hui, en 2026, il est devenu interdit de parler le russe en Ukraine et la plupart des Ukrainiens ont décidé d'oublier la langue russe au profit de la langue ukrainienne. Je comprends la douleur, je comprends la rage, je comprends le besoin de se distinguer de l'agresseur. Mais est-ce que cela fait réellement avancer les choses ?
Non, je ne suis pas prêt à faire cette conversion
Oui mais voilà — je ne suis pas prêt à faire la même conversion, et je vais vous expliquer pourquoi. J'aime la langue russe et j'ai travaillé fort pendant des années pour me l'approprier. Et je n'ai franchement pas envie de l'oublier. Quand je lis Guerre et Paix dans le texte, quand j'écoute les poèmes de Pouchkine, quand je regarde un film soviétique des années 70 en comprenant chaque mot, chaque nuance, chaque jeu de mots — c'est un trésor que j'ai construit brique par brique pendant deux décennies.
La langue russe n'appartient pas à Poutine ni à son ministre de la défense. Poutine et tous les soldats russes agresseurs seront morts et enterrés — et la langue russe survivra. À l'époque de l'écriture de Guerre et Paix, Poutine n'existait pas. À l'époque où Tchekhov écrivait La Cerisaie, Poutine n'existait pas. À l'époque où Dostoïevski plongeait dans les profondeurs de l'âme humaine avec Les Démons, Poutine n'existait pas. La langue russe n'a strictement rien à voir avec cette maudite guerre. Et je pense sincèrement que les Ukrainiens qui s'en prennent à la langue russe se trompent de cible.
Avertissement : Cet article est un article d'opinion personnelle. Il ne représente pas une position politique de l'Agence CQMI. Je soutiens fermement l'Ukraine dans ce conflit, ma femme est Ukrainienne et je condamne sans réserve l'agression russe. Mais je défends aussi le droit de séparer une langue de la politique d'un dictateur.
« Tu ne parles plus russe ? » — Le malaise que je vis au quotidien
Autour de moi, j'entends des Ukrainiens qui refusent catégoriquement de parler en russe, et cela me met profondément mal à l'aise. L'autre jour, une connaissance ukrainienne m'a regardé avec des yeux noirs quand j'ai lâché quelques mots en russe dans une conversation. J'ai eu envie de lui demander : en quoi le fait de refuser de parler russe aura une quelconque influence sur le sort de cette guerre ? Concrètement, qu'est-ce que ça change pour l'armée ukrainienne sur le front de Pokrovsk ou de Kherson ? Est-ce que les soldats ukrainiens dans les tranchées vont mieux dormir cette nuit parce que tu as commandé ton café en ukrainien plutôt qu'en russe ?
Je suis particulièrement énervé par ces Ukrainiens qui pensent être de fidèles patriotes en oubliant la langue russe. Que tu parles russe ou ukrainien — qu'est-ce que cela change pour la défense du territoire ? Je vais vous donner la réponse, et elle tient en quatre mots : cela ne sert à rien. Pas un seul missile ne sera arrêté parce que quelqu'un aura changé la langue de son téléphone. Pas un seul village ne sera libéré parce qu'une famille de Kiev aura décidé de ne plus chanter les berceuses russes qu'elle connaît depuis trois générations.
Le patriotisme à peu de frais — Quand rejeter le russe remplace l'action
En fait, j'ai découvert le sens profond de cette attaque contre la langue russe, et il n'est pas joli. Cela permet à certains Ukrainiens de se convaincre qu'ils sont de vrais patriotes quand, intérieurement, ils culpabilisent de n'avoir rien fait et d'avoir fui leurs responsabilités. C'est une manière peu coûteuse, sans contrainte, sans risque, de se convaincre qu'on est devenu un soldat. On ne risque pas sa vie dans les tranchées, on ne donne pas son sang à la Croix-Rouge, mais on refuse de parler russe — et on se sent héroïque.
J'ai une mauvaise nouvelle pour ces gens-là : vous vous trompez de cible. La langue russe ne vous a rien fait. Ce n'est pas elle qui a décidé d'agresser l'Ukraine. Ce n'est pas la grammaire russe qui a ordonné le bombardement de Marioupol. Ce ne sont pas les déclinaisons russes qui pilotent les drones iraniens au-dessus de Kharkiv. Ce sont des hommes, des politiciens, des généraux — pas une langue, pas une culture, pas des livres.
Et je vais vous dire autre chose qui va peut-être vous choquer : les plus grands Ukrainiens de l'histoire — ceux qui ont forgé l'identité ukrainienne, qui ont combattu pour l'indépendance — parlaient souvent le russe couramment. Taras Chevtchenko lui-même, le père de la littérature ukrainienne, a écrit une partie de son journal en russe. Cela faisait-il de lui un traître ? Bien sûr que non.
Ce que cela signifie pour vous, hommes de l'Ouest
Si vous me lisez depuis la France, la Belgique ou le Québec, vous vous demandez peut-être quel rapport cette histoire a avec votre recherche d'une femme ukrainienne ou russe. Le rapport est direct et fondamental. Beaucoup de femmes ukrainiennes que vous allez rencontrer à travers l'Agence CQMI sont parfaitement bilingues russe-ukrainien. Certaines sont originaires de familles russophones, d'autres ont grandi avec les deux langues. Cette richesse linguistique fait partie de qui elles sont — et vous devez la respecter, pas la craindre.
Les questions politiques sont un terrain miné dans les rencontres internationales. Mon conseil : ne prenez pas position de manière radicale sur la question linguistique quand vous rencontrez une femme ukrainienne. Écoutez-la, comprenez sa douleur si elle a perdu des proches dans cette guerre, mais ne la jugez pas non plus si elle parle encore russe dans l'intimité. Le monde n'est pas noir ou blanc — et c'est justement dans cette zone grise que se construisent les relations les plus authentiques.
Je le répète encore et toujours : ces femmes ne cherchent pas une aventure d'un soir. Elles recherchent un homme sérieux, un mariage, une union pour la vie. C'est la raison pour laquelle les femmes de l'Europe de l'Est vont privilégier une agence matrimoniale sérieuse comme le CQMI plutôt qu'un site de rencontre où l'on swipe à gauche et à droite sans aucun engagement. Si vous n'êtes pas sérieux, abstenez-vous.
Ma conclusion : défendons l'Ukraine sans tuer la langue russe
Je suis pro-Ukraine, je suis le mari d'une Ukrainienne, et je continuerai à parler russe. Ces deux réalités ne sont pas contradictoires. Elles sont même complémentaires. Car pour comprendre vraiment le monde slave, pour naviguer dans les subtilités des différences entre Russes et Ukrainiens, pour créer un lien authentique avec une femme de cette région du monde — il faut dépasser les positions simplistes et embrasser la complexité.
Poutine passera. Son régime tombera, tôt ou tard, comme tous les régimes autoritaires avant lui. Mais Tolstoï restera. Tchekhov restera. Pouchkine restera. Et la langue russe restera, parce qu'elle est bien plus grande que les crimes de ceux qui la parlent aujourd'hui au Kremlin.
Si vous êtes un homme célibataire ou séparé, que vous vivez en France, en Belgique ou au Québec, et que vous rêvez de rencontrer une femme ukrainienne ou russe pour construire quelque chose de vrai et de durable — nous sommes là pour vous accompagner. Notre formule d'abonnement à 250 € pour 1 mois vous permet d'obtenir 10 contacts vérifiés de femmes sincèrement intéressées à construire une relation de couple. Pas de faux profils, pas de sites PPL (pay-per-letter), pas de perte de temps — des contacts directs avec des femmes qui veulent la même chose que vous.
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— Antoine Monnier, fondateur de l'Agence CQMI
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