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Les plus belles femmes de Saint-Pétersbourg Les plus belles femmes de Saint-Pétersbourg Agence CQMI

Les plus belles femmes russes de Saint-Pétersbourg

17 avril 2015

Deuxième ville principale de la Russie, Saint-Pétersbourg est le cœur culturel du pays. La ville est connue pour ses merveilles architecturales, comme le Palais d'hiver et le splendide musée de l'Ermitage dont les collections sont mondialement connues. Située au bord du delta de la Néva, Saint-Pétersbourg est tellement riche de monuments historiques, de chefs-d’œuvre, de possibilités d’activités nocturnes, de plaisirs gastronomiques, brillant et scintillant diamant de la culture russe que vous devrez à tout prix y aller au moins une fois dans votre vie. Ce n’est pas pour rien que cette ville a été surnommée la Venise du Nord. Mais c’est aussi une ville célèbre pour la beauté des femmes slaves et russes. Ainsi chaque année, des milliers d'hommes de tous les continents viennent y rencontrer les plus belles femmes au monde dans le but de se marier. Mais au fait connaissez-vous au moins une des 10 plus grandes personnalités féminines de cette ville qui fut aussi la capitale des Tsars ?

Les belles filles russes, un véritable patrimoine de Saint-Pétersbourg.

Les femmes russes de Saint-Pétersbourg se distinguent des autres femmes de l’Europe de l’Est par leur niveau d’éducation, leur intelligence, la politesse dont elles font preuve, leur style particulier et la science qu’elles possèdent dans l’art de s’apprêter et de s’habiller. Elles ont également gagné la réputation d’être des épouses extraordinaires, des femmes d’intérieur magnifiques et des mères parfaites. Vous vous demandez pourquoi ces dames aux talents multiples, femmes rares et splendides ayant toutes les qualités que recherchent les hommes, restent célibataires et ne cherchent pas des hommes dans leur pays ?  La réponse est très simple : elles ne peuvent pas trouver un partenaire dans leur propre pays. Selon le dernier recensement, en Russie il y a environ 10 millions de femmes de plus que d’hommes, un déficit colossal, une difficulté parfois insurmontable et d’autant plus triste que certaines femmes sont destinées à rester seules toute leur vie.

Le CQMI a donc l’honneur de vous présenter quelques nouveaux profils parmi les plus belles femmes russes de Saint-Pétersbourg.

Avant d’être inscrites toutes ces jolies jeunes filles et jeunes femmes passent un entretien individuel à l’agence matrimoniale certifiée. Elles signent un contrat et restent en contact permanent avec nos agences partenaires de Saint-Pétersbourg. Pour être inscrites à l’agence matrimoniale elles payent des frais d'adhésion assez importants. Étant donné que la Russie a un niveau d’éducation assez élevé par rapport aux nombreux pays européens, toutes ces adhérentes ont des diplômes universitaires et exercent des professions qui leur permettent de bien gagner leur vie. Ne soyez donc pas surpris de voir de si jolies femmes, instruites et ayant des métiers intéressants dans la base de profils de l’Agence CQMI.

Voici donc 10 femmes russes qui ont également fait la gloire de Saint-Pétersbourg et fait retentir celle-ci dans le monde entier. L'histoire de Saint-Pétersbourg ne peut être imaginée sans ces femmes célèbres : politiciennes, actrices, écrivaines et poétesses. En voici quelques-unes.

Catherine II la Grande, l’amie des philosophes, 1729-1796

Sophia-Frédérique-Augusta Anhalt-Zerbsts allait devenir la plus grande et la plus célèbre des impératrices de la Russie éternelle, celle des Tsars. Venue d’une Allemagne qui était à cette époque tour à tour l’ennemie et l’alliée, sa position était difficile dans un mariage avec le pâle et incompétent Pierre III. C’était un souverain falot, germanophile jusqu’au ridicule, sans aucun talent. Il faisait suite à une grande souveraine Élisabeth I de Russie, la fille de Pierre le Grand. Catherine II, par le jeu des alliances politiques et les intrigues dans la haute noblesse, va finalement détrôner son mari (1762). Elle régna sans partage sur le plus grand empire du monde pendant plus de 34 ans. Pendant son règne, l'Empire russe est passé à l’attaque dans sa Reconquista des terres perdues durant l’invasion tatare et mongole de la Horde d’Or. Cette reconquête étendit les frontières de l’Empire russe jusqu’à la mer Noire, jusqu’aux portes de la Roumanie, en Bessarabie, jusqu’en Crimée avec la destruction du Khanat de Crimée, dans le sillage de cette reconquête des dizaines de villes furent fondées durant son règne sur les terres reprises, ou loin dans l’Est, en Sibérie et jusqu’aux rives du Pacifique. Les noms d’Odessa ou de Sébastopol sont aujourd’hui des symboles connus dans le monde entier. Cette femme de fer, qui aimait aussi avec passion les hommes, et eut de nombreux amants et compagnons, fut une femme d’état exceptionnelle. Elle entama de nombreuses réformes, peut-être, sans doute pas assez, mais elle s’inscrivit dans la lignée des souverains de l’absolutisme éclairé, des souverains qui déjà réfléchissaient à l’avenir et pensaient dans le Siècle des Lumières. L'impératrice correspondait avec Voltaire, Diderot, d'Alembert, qui exprimèrent une haute opinion de cette femme d’exception, lui méritant le surnom « d’amie des philosophes ». Voltaire l'appelait « le Séminaire du Nord », et Diderot écrivait qu’il « la met sur le même plan » avec César, Lycurgue et Solon. Sous Catherine la Grande, la première institution pour filles, l'Institut Smolny à l’image de celui des jeunes filles nobles désargentées fondé par Madame de Maintenon en France, fut créé en Russie. C’est sous son règne que le palais de l’Ermitage, et la riche bibliothèque publique ont été construits à Saint-Pétersbourg. Quant à sa vie personnelle, Catherine est aussi connue nous l’avons dit pour ses histoires passionnelles et passionnées, une certaine liberté de ses mœurs, un certain « amour libre ». Parmi ces hommes célèbres qui furent ses favoris, des noms célèbres de l’époque, Sergeï Saltikov, Grégory Orlov, Grégory Potemkine ou encore Platon Zoubov.

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Sofia Kovalevskaïa, la mathématicienne de génie, 1850-1891

Sofia est entrée dans l'histoire en tant que première femme professeur de mathématiques au monde. Née sous le nom de Sofia Korvine-Kroukovskaïa, elle était l’une des filles d’un obscur général d’artillerie. Sa passion et son attrait des sciences exactes étaient à cette époque impensable, dans un monde où seuls les hommes étaient jugés capables d’aborder les sciences, et où le poids de la religion rendait suspectes les femmes qui avait un intérêt pour les sciences. Pour assouvir sa passion et se réaliser, elle n’hésita pas à contracter un mariage blanc avec un paléontologue, Vladimir Kovalevski, ce qui lui permit de s’asseoir sur les bancs de l’Université d’Heidelberg en Allemagne (1869). Elle se révéla une élève surdouée aussi ses professeurs l’envoyèrent à Berlin, acquérant bientôt un titre de docteur en mathématiques de l’Université de Göttingen (1874), la première femme a obtenir un tel titre en Allemagne. Sa notoriété grandissante lui valut une nomination de professeur à l’Université de Stockholm (1884). Elle fut bientôt nominée et lauréate du Prix Bordin de l’Académie des Sciences de Paris (1888), du Prix de l’Académie des Sciences de Stockholm (1889). Mais cette femme météore ne devait pas pouvoir étendre plus encore son aura internationale, elle mourut prématurément d’une pneumonie, le 10 février 1891. Sa sœur Anna, épouse Jaclard (1843-1887), autre météore hallucinant avait été fiancée un moment au célèbre écrivain Dostoïevski, avant d’épouser Victor Jaclard, révolutionnaire et partisan de Blanqui (1840-1903). Elle avait été une révolutionnaire courageuse de la Commune de Paris (1871). Son mari, pris les armes à la main par les Versaillais réussit l’incroyable exploit de s’évader, rejoindre Londres avec l’aide de son épouse, puis ils avaient émigré… en Russie (1874). Ils purent revenir en France après l’amnistie de 1880, résidant dans les deux pays, mais après un attentat manqué contre Alexandre III (1887), le couple fut sommé de se retirer en France. Malade, elle succomba comme sa sœur précocement, lors d’une opération chirurgicale.

Vera Komissarjevskaïa, l’égérie du théâtre russe, 1864-1910.

La jeune fille naquit dans une famille de chanteurs d'opéra russe et de professeurs de musique. Son air un peu sévère, sa beauté froide et presque banale cachaient une actrice bourrée de talents qui marqua durablement son époque, également comme dramaturge et écrivaine. Elle débuta sa carrière sur les planches de la scène de l’Assemblée Maritime de l’Equipage de la Flotte à Saint-Pétersbourg (1891), elle enchaîna alors les succès en jouant de nombreuses pièces de théâtres, multipliant les rôles, y compris des vaudevilles alors à la mode et venus de l’influence française en ce début d’alliance franco-russe. Elle monta régulièrement sur la scène du théâtre Alexandrerinski (1896), joua la Mouette de l’immense Tchekhov (1860-1904), parmi d’autres pièces. Elle ouvrit également son propre théâtre, une entreprise périlleuse et audacieuse dans un milieu dominé par les hommes (1904). Elle travaillait depuis 1906 avec Meyerhold (1874-1940) qui mit en scène et produisit des pièces de théâtre, mais cette coopération ne fut pas fructueuse, après 13 spectacles qui n’avaient pas trouvé le public, Meyerhold prit le large, il trouva toutefois le succès plus tard. Par la suite elle s’associa avec Valéri Brioussov (1873-1924), immense artiste, poète, critique d’art, dramaturge et également traducteur qui marqua beaucoup sa génération, mais là encore le succès ne fut pas au rendez-vous. Elle jeta l’éponge (1909), mais rêvait de fonder une école de théâtre, n’ayant de toute manière jamais quitté les planches, elle poursuivit sa carrière théâtrale toujours plébiscitée. Femme de conviction, elle avait de nombreuses relations dans les milieux révolutionnaires, soutenant par ses dons les sociaux-révolutionnaires, ayant des sympathies marquées mais discrètes pour la cause révolutionnaire notamment après 1904. Femme étoile filante, elle succomba elle aussi avant d’avoir donné toute sa mesure. C’est de la variole, un mal qui faisait des ravages en ce début de XXe siècle, qu’elle succomba à la maladie en 1910.

Agrippine Vaganova, la ballerine et danseuse étoile, 1879-1951

Sans doute l’une des femmes russes au destin parmi les plus singuliers, elle était originaire d’une famille arménienne qui dans des temps reculés était venue s’installer à Astrakhan. Son père avait servi dans l’armée impériale russe, au grade modeste de sous-officier et était venu se fixer dans la capitale russe de l’époque : Saint-Pétersbourg. C’est ici qu’Agrippine vit le jour et eut la chance d’intégrer l’école impériale de théâtre (1888), où elle est repérée pour ses talents de danseuse, elle sortit diplômée de l’école (1897), intégrant la troupe du ballet du théâtre Marinski, elle reçut bientôt le surnom de « Reine des variations », révolutionnant l’art de la danse et des balais, mais pas pour le plaisir de tous ! « Madame Vaganova est horrible. Je ne vais pas au ballet... », écrivait dans ses journaux le célèbre danseur Marius Petipa (danseur, maître de ballet et chorégraphe français, ayant vécu à partir de 29 ans en Russie, 1818-1910). Mais Vaganova marqua son temps et changea complètement le monde du ballet. Après avoir quitté la scène (1916, tout de même à l’âge de 37 ans), elle commença à enseigner dans des écoles privées, puis dans l’école du théâtre national des ballets de Pétrograd (début des années 20). Son système basé sur la rigueur du corps, la position des mains et des pieds, a eu une grande influence sur le développement de l'art du ballet au XXe siècle. Le livre d'Agrippine Yakovlevna, Les bases de la danse classique, publié en 1934, a été traduit dans de nombreuses langues dans le monde entier. Elle forma parmi les plus grandes danseuses du monde et travailla jusqu’à la fin de sa vie (1924-1951), notamment Natalia Kamkova, Marina Semionova (1908-2010, également de Saint-Pétersbourg), Olga Yourdan (1907-1971, également Saint-Pétersbourg), Elena Chiripina (1910-1981, également de la ville), Galina Oulanova (1910-1998, également de la ville), Tatiana Betcheslova (1910-1991, aussi de la ville), Tatiana Chmirova (1913-1992), Féia Valabina (1910-1982), Natalia Doudinskaya (1912-2003), Galina Kirillova (1916-1986), Alla Chelest (1919-1998), Nonna Yastrebova (1923-2012, aussi de la ville), Bioubioussara Beïchenaliéva (1926-1973), Ninel Pétrova (1924-, toujours parmi et aussi de Saint-Pétersbourg), Olga Moicéeva (1928-, également de la ville), Ludmila Safronova (1929-2018, de la ville et récemment décédée), Ninel Kourgapkina (1929-2009, également de la ville), Alla Ossipenko (1932-, également de la ville), enfin Irina Kolpakova (1933-, aussi de la ville), incroyable liste d’une petite partie des élèves célèbres de Vaganova !

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Alexandra Kollontaï, révolutionnaire et diplomate, 1872-1952

Alexandra n'était pas seulement une révolutionnaire et une diplomate, mais aussi une femme fatale. Elle était pourtant bien née, dans une famille de la noblesse de Saint-Pétersbourg, établie et reconnue. Son père avait été général et avait servi glorieusement durant la guerre russo-turque de 1877-1878, une querelle ancestrale entre la Porte Ottomane et la Russie conduisit à une série de conflits qui vit l’indépendance des petites nations des Balkans, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Grèce, pour l’essentiel. Sa mère était la fille d’un riche marchant de bois, et ils donnèrent une éducation très solide à leur fille, elle fut bientôt polyglotte, parlant l'anglais, l'allemand, le français, le suédois, le norvégien et le finnois, prenant des cours de peinture et s'intéressant à la littérature. Femme indomptable et d’une grande beauté, elle fut courtisée par les hommes, mais refusa d’épouser parmi les plus grands partis de la capitale russe, en particulier le général Toutolmine, puis le fils du général Dragomirov qui éconduit préféra mettre fin à ses jours. De guerre lasse, ses parents lui imposèrent un mariage avec un officier russe, Vladimir Kollontaï (1893), mais elle fit bientôt tourner en bourrique son époux, malgré qu’elle eut donné naissance à un fils. Totalement ralliée aux idéaux révolutionnaires les plus avancés, lisant Lénine en cachette, elle prit finalement la tangente, laissant mari et enfant pour rejoindre la Suisse, puis l’Angleterre (1898-1899). Elle se trouvait parmi les manifestantes de la Révolution de 1905, à Saint-Pétersbourg mais refusa de prendre parti pour les mencheviks ou les bolcheviks. Son mari ne lui tînt pas tant rigueur que cela puisqu’il s’engagea lui aussi dans la cause révolutionnaire, et préféra l’assister à l’occasion. La Révolution ayant échoué, elle préféra s’exiler (1908), visitant de nombreux pays d’Europe, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, l’Angleterre, l’Allemagne, la Scandinavie, la Suisse, puis traversant deux fois l’océan pour visiter les États-Unis. Elle fut de tous les congrès de l’Internationale socialiste, Stuttgart (1907), Copenhague (1910) et Bâle (1912), amie de Liebknecht, elle passa en Suède au moment de la Première Guerre mondiale, bientôt arrêtée pour ses activités révolutionnaires (novembre 1914), mais libérée après un temps de forteresse elle fit des missions pour Lénine avec lequel elle correspondait. En 1917, elle participa à une réunion du Comité central du POSDR, qui décida d'un soulèvement armé et du soulèvement d'octobre à Petrograd. Nommée au Commissariat du Peuple, elle créa le Département de la Maternité et de l'Enfance et le Collège pour la Protection et le Maintien de la Maternité et de l'Enfance. Grâce à elle, un département de femmes fut fondé au Comité central du PCR (bientôt dissous par la misogynie maladive de Staline en 1930, qui considérait les femmes comme très suspectes… en politique). Elle devînt la première femme diplomate au monde, envoyée en Norvège (1927), en Suède (1930-1945) ou au Mexique (1926). Elle travailla pour le Komintern, mais pris une position en faveur des révolutionnaires désespérés des années 1921-1922, fut désavouée et se brouilla avec Lénine. C’est à cette époque qu’elle fut employée ensuite comme diplomate travaillant à la reconnaissance de l’URSS par les autres pays du Monde. Alexandra Mikhailovna devînt la première femme diplomate du monde. Elle traversa étrangement la période stalinienne sans heurts, elle la révolutionnaire de la première heure. Elle travailla au maintien de la Suède dans sa neutralité (1939-1941), ce pays étant devenu hostile après l’agression soviétique de la Finlande (hiver 1939-1940). Atteinte d’une maladie grave qui l’obligea à se déplacer en fauteuil roulant (1945), elle fut rappelée et mourut un an avant Staline, le 9 mars 1952, d’une crise cardiaque.

Nadejda Kroupskaïa, la compagne du révolutionnaire le plus connu au monde, 1869-1939

Modeste fille d’une famille de la petite noblesse russe de Saint-Péterbourg, Nadejda Kroupskaïa devînt la femme d’un de plus puissants hommes de son temps : Vladimir Ilitch Lénine. Jeune fille, elle fut diplômée de la médaille d'or du gymnase féminin de la princesse Obolenskaya, puis intégra les cours Bestoujev. Elle devait irrésistiblement pencher vers les cercles marxistes, révolutionnaires, parmi les plus extrémistes. Femme d’une beauté glacée et figée dans sa jeunesse, elle devînt la maîtresse puis la femme de Lénine (1889), qui convolèrent étrangement en mariage à l’église orthodoxe, l’histoire est parfois cocasse. Elle suivit toutes les péripéties du mouvement bolchevique, secrétaire, activiste, suivant son mari dans son exil helvétique, puis dans son retour dans le fameux wagon plombé allemand de 1917. Par la suite, Nadejda Konstantinovna fut l'une des fondatrices du système soviétique d'éducation publique et d'éducation communiste. Selon Kroupskaïa, l'école ne devait pas seulement enseigner, mais aussi être le centre de l'éducation communiste de l'enfant. Docteur en sciences pédagogiques, elle se maintint après la mort de Lénine (1924), cependant très difficilement reconnaissable et étant devenue suite à une maladie presque repoussante. Icône vivante et intouchable du communisme, femme de Lénine, elle prit quelques risques pour s’opposer à la montée puis prise de pouvoir de Joseph Staline (1924-1927). Toute autre personne en URSS, qui en aurait fait autant, aurait immanquablement fini ses jours torturée, maltraitée, déportée et exécutée durant les grandes purges staliniennes. Son statut d’épouse du grand Lénine lui permit de rester jusqu’à la fin de sa vie, membre du Comité central, du Comité exécutif central de l'URSS. Après sa mort en 1939, elle fut incinérée et ses cendres déposées dans une urne qui fut placée dans le mur du Kremlin sur la Place Rouge, non loin de son mari.

Anna Akhmatova, la poétesse russe et Reine de la Neva, 1889-1966

Fille d’un ingénieur de marine, elle naquit dans un village non loin de la ville d’Odessa, ville fondée par la Grande Catherine (1794), en Ukraine sur les bords de la mer Noire. Son père emmena sa famille et déménagea à Tsarskoïe Selo, célèbre résidence d’été des tsars russes où elle grandit dans un milieu aisé et fortuné, apprenant le français, qu’elle parlait couramment puis commençant à écrire des vers de poésie. C’est ici qu’elle prit le nom d’Anna Akhmatova, son nom de naissance étant Anna Andreïevna Gorenko. À 22 ans, Anna avait déjà publié son premier poème. Elle termina ses études à Kiev, après la séparation de ses parents (1905-1910), rencontra le poète Nikolaï Goumilev (1886-1921), artiste turbulent et truculent de l’intelligentsia russe de l’époque. Il s’illustra dans un duel, voyagea en Éthiopie, rapportant des artefacts et des objets pour le Musée d’ethnographie. Avec sa jeune épouse, il fut l’un des poètes russes majeurs de son temps, très influent, fondant une Corporation des poètes, et donnant naissance au mouvement acméiste. Mais il fut bientôt contraint de participer à la Première Guerre mondiale. Il se comporta courageusement, deux fois médaillé de la Croix de Saint-Georges, la plus haute distinction russe. Ce penseur libre, qui méprisait profondément les bolcheviques, fut arrêté par eux en 1921, dans un complot monarchiste sorti des cerveaux persécuteurs des agents de la police politique bolchevique, la Tcheka. Il n’en réchappa pas et fut fusillé (août 1921). Mais l’histoire d’amour avec Anna avait fait long feu, peut-être ce fut ici ce qui sauva la vie à la jeune poétesse. Elle divorça (1918), pour se remarier avec un professeur d’université, l’assyriologue Vladimir Chileiko (1891-1930). qu’elle quitta lui aussi (1921). Il mourra de la tuberculose après avoir laissé des travaux d’importances dans sa spécialité. Anna pour survivre s’affaira à des traductions, et vit l’ensemble de ses amis et connaissances fauché par les répressions staliniennes (1934-1940), son propre fils fut arrêté et déporté une première fois (1938), elle se trouvait alors au bord du précipice, c’est la Seconde Guerre mondiale qui la relança. Sa poésie fut en effet bientôt utile à la propagande dans l’immense lutte qui s’engageait contre l’Allemagne nazie, elle intégra l’Union des écrivains soviétiques (1940), publia dans la revue Zvezda, écrivit son poème Courage en plein siège de Leningrad (1942), qui fut publié dans la Pravda. Mais la paix qui arriva la replaça dans la position des personnes suspectées, elle fut dénoncée et expulsée de l’Union des écrivains soviétiques (1946), Andreï Jdanov dira d’elle : « une nonne et une putain, ou plutôt à la fois une nonne et une putain qui marie l’indécence à la prière ». C’était presque une condamnation à mort, son œuvre fut interdite dans son ensemble, mais elle circulait sous les manteaux. Sous la pression, elle s’abaissa à écrire des poèmes à la gloire de Staline, pour tenter de sauver son fils de nouveau arrêté et déporté (1949), peine perdue ce dernier resta dans les fers jusqu’en 1956. La mort de Staline (1953), lui sauva certainement la vie, mais elle ne fut pas réhabilitée pour autant, son œuvre cependant, sous une forme censurée fut publiée, puis avec le temps et la déstalinisation elle fut également autorisée à recevoir des visites d’étrangers, et même à sortir du pays (1964), pour recevoir le prix de poésie Taormine. Elle mourut deux ans plus tard, son œuvre dans sa version intégrale ne fut publiée en Russie qu’en 1986.

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Valentina Ivanovna Matvienko, femme politique russe, force et caractère

Née en Ukraine à l’époque de l’Union soviétique en 1949, c’est probablement l’une des femmes parmi les plus influentes du monde, et pourtant, personne ne l’a connaît dans le monde francophone… à tort ! Bien que née en Ukraine, elle a choisi résolument la Russie. Elle arriva à Saint-Pétersbourg pour y accomplir ses études, ayant vécu son enfance dans l’Ukraine centrale à Tcherkassy. Elle fit de longues et brillantes études de pharmacie (1966-1972), se maria à Vladimir Matvienko, elle était née Tioutina. Elle poussa encore ses études dans les années 80, parlant plusieurs langues dont l’ukrainien, l’allemand, l’anglais et le grec, elle entama bientôt une carrière politique, députée au conseil municipal de Leningrad (1986-1989), députée dans le Soviet Suprême (1989-1991). Elle commença également une brillante carrière dans la diplomatie (1991-1998), occupant des responsabilités au Ministère des Affaires étrangères, nommée en poste à Malte puis en Grèce. De 1998 à 2003, elle a occupé le poste de vice-premier ministre de la Fédération de Russie, honneur suprême et rare, proche de Vladimir Poutine dont elle resta un pilier de sa politique. En 2003, elle est devenue gouverneur de Saint-Pétersbourg. Au cours de son mandat de gouverneur, l'aspect extérieur de la capitale du nord a changé de manière significative : des échangeurs routiers, un grand nombre de centres commerciaux et de nouveaux bâtiments ont été construits. Dans le même temps, il y a eu plusieurs scandales urbains très médiatisés, dont certains ont même été traités à l'UNESCO, pour la protection du centre historique de Saint-Pétersbourg et de ses célèbres banlieues. Actuellement, Valentina Ivanovna est la présidente du Conseil de la Fédération. Les élections pour ce poste ont eu lieu en septembre 2011. Sa candidature a été soutenue par 140 sénateurs, une seule personne s'est abstenue. Ainsi, elle est devenue la première femme dans l'histoire de la Russie à occuper le poste de présidente de la chambre haute du parlement. Elle est aussi membre du Conseil d’État de la Fédération de Russie (2012), et fut à la pointe de la campagne pour le rattachement de la Crimée à la Russie (2014), ce qui lui valut les foudres des sanctions des gouvernements occidentaux. Elle a par contre été médaillée et honorée en Russie à de nombreuses reprises, mais aussi par de très nombreux pays étrangers, la France lui a décerné le titre de chevalier de la Légion d’Honneur (2009).

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Lioubov Ivanovna Egorova, la multiple championne olympique

Parmi les pétersbourgeoises de renom et à la destinée incroyable, cette liste ne saurait se passer de Lioubov Egorova, née en 1966… à Seversk, en Sibérie, elle fit ses études à Tomsk dont elle est sortie diplômée comme sportive de haut niveau (1983). Elle déménagea ensuite à Saint-Pétersbourg poussa elle aussi de nouveau ses études dans les années 90, dans l’enseignement et d’une haute école de la Fonction Publique, elle occupa un poste de Recteur de l’Éducation Nationale russe. Engagée politiquement dans l’opposition au président Poutine, elle milite dans le Parti communiste de la Fédération de Russie, membre du Conseil municipal de Saint-Pétersbourg (2007), citoyenne d’Honneur de la ville et membres de nombreux comités pour l’éducation, la culture et les sciences. En ballottage avec un candidat du parti présidentiel, elle réussit à se faire réélire (2011), puis une nouvelle fois et fit entrer son fils de 21 ans dans le conseil (le plus jeune député de son histoire). Mais sa carrière politique n’est rien par rapport à sa carrière sportive, elle qui fut donc 6 fois championnes olympiques dans la discipline du ski de fond, triple médaillée olympique à Albertville (1992), elle ramena aussi deux médailles d’argent. Alignée aux JO de Lillehammer en Norvège (1994), elle remporta à nouveau 3 médailles d’or et une médaille d’argent. Fait très rare, elle ne se présenta pas aux JO suivants, mais tenta un retour aux JO de Salt Lake City (2002), ne réussissant toutefois pas à vaincre le temps et rentrant bredouille (une 5e place toutefois dans le 10 km). Elle fut durant sa carrière, trois fois championne du Monde, une fois médaillée d’argent, deux fois en bronze, pour la Coupe du monde, une médaille d’or devant une autre russe (1992-1993), une d’argent (1993-1994), et deux de bronze (1990-1992, et enfin dans des épreuves individuelles de Coupe du monde rafla 13 médailles d’or, 17 d’argent et 11 en bronze.

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Anna Netrebko, la chanteuse soprano russe

La plus jeune des femmes de cette liste qui ont marqué Saint-Pétersbourg, et qui est aussi certainement la plus belle, est aujourd’hui de nationalité autrichienne, mais elle naquit en 1971 à Krasnodar, dans cette Russie du Sud, contrastée et méconnue. La soliste du théâtre Mariinsky est une invitée prestigieuse sur de nombreuses scènes dans le monde. Native nous l’avons dit de Krasnodar, elle déménagea à Saint-Pétersbourg pour ses études et intégrer le Conservatoire national. Courageuse, elle commença dans le théâtre Mariinsky comme femme de ménage… pour gagner quelque argent, mais bientôt elle en fut l’étoile scintillante. Après avoir remporté la compétition Glinka (1993), elle fut invitée à se produire au théâtre Mariinsky, où elle commença son travail avec le chef d'orchestre Valery Guerguiev (immense artiste russe, d’origines ossètes, né à Moscou en 1953). Elle s’illustra rapidement, dans le rôle de Pamina dans La Flûte enchantée, Rosina dans Le Barbier de Séville, dans celui de Natasha dans l'opéra Guerre et Paix, encore dans celui de Marfa dans La Fiancée du tsar, de Rimski-Korsakov, dans le rôle de Juliette dans I Capuleti ei Montecchi de Bellini, enfin parmi beaucoup d’autres celui de Donna Anna dans l’opéra Don Giovanni de Mozart. En 2011, la star de l'opéra a été inclus dans le top 10 des artistes russes de renommée mondiale, selon le célèbre magazine Forbes. Logiquement, sa carrière l’a conduit à l’émigration en Autriche (2006), où elle s’installe à Vienne, s’engageant dans des actions humanitaires à destination des enfants, par ailleurs aussi ceux de Russie (2007). Elle aura plusieurs compagnons célèbres, dont le baryton Erwin Schrott, qui malgré son nom venait d’Uruguay (2008), et de la forte diaspora allemande qui existe dans ce pays. Elle en aura un fils (2009), mais se sépara de lui (2013), pour finalement se marier avec un ténor azerbaïdjanais, Youssif Eivazov (2015). Elle eut l’immense courage de verser une grosse somme d’argent en faveur de l’humanitaire à l’opéra de Donetsk (fin 2014), déclenchant les foudres des médias internationaux, assez triste au vu de la générosité désintéressée de cette femme de cœur. Jusqu’à ce jour elle n’a cessé de se produire sur de nombreuses scènes en Allemagne et partout dans le monde.

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